mardi 8 juillet 2008
Mes amis, mes amours, par la réalisatrice Lorraine Lévy
L'histoire : Deux hommes divorcés ayant la garde de leur enfant décident de s'installer ensemble dans le quartier français de Londres. Antoine (Pascal Elbé) est maniaque et assez autoritaire : il érige notamment une liste de règles à respecter afin que cette vie commune assez peu commune se déroule dans les meilleures circonstances. Mathias (Vincent Lindon), quant à lui, est un peu plus "relax", s'affranchissant des règles, mais aussi de la cuisine, des courses et...du célibat imposé par Antoine.
Mon avis : J'étais partie voir ce film avec un a priori défavorable, suite à la lecture de critiques acerbes qualifiant le film de "guimauve". C'est pourquoi j'ai été très agréablement surprise de découvrir un film loin d'être niais, mais au contraire rafraîchissant, agréable et très drôle. Le quartier a du charme, à l'instar de Pascal Elbé. On est bien devant ce film, comme on peut l'être en vacances. Alors si vous avez envie de passer un bon moment, achetez-vous un billet, vous ne le regretterez pas !
Extrait : Antoine, au volant de sa décapotable, est arrêté à un feu. Perdu dans ses pensées, il ne réagit pas et reste immobile au milieu de la chaussée, pendant que les conducteurs impatients le klaxonnent pour qu'il avance enfin. Un membre de la police montée repère la source du tohu-bohu. Il s'approche alors d'Antoine et lui demande, l'air de rien, en lui montrant le feu vert : "Est-ce que par hasard cette couleur vous évoque quelque chose ?".
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mardi 1 juillet 2008
Valse avec Bachir, par le réalisateur Ari Folman
L'histoire : Le film est un documentaire d'animation portant sur la guerre du Liban et la façon dont l'a vécue, entre autres, le réalisateur, Ari Folman, qui avait une vingtaine d'années à l'époque. Les faits racontés sont authentiques.
Une nuit, un ami contacte Ari et lui donne rendez-vous dans un bar. Il
ressent le besoin de parler d’un cauchemar qu’il fait toutes les nuits. Dans ce
cauchemar, il est poursuivi par une meute de chiens. 26 exactement, soit le
nombre précis de chiens qu’il a tués durant la guerre du Liban.
Il interroge Ari : est-il lui aussi perturbé par ce qui
s’est passé durant cette période ? Etrangement, non : il n’a aucun souvenir de son
passé de soldat. Il y était pourtant. Il était même à Beyrouth Ouest (capitale
du Liban) lors des massacres perpétrés dans les camps palestiniens de Sabra et
Chatila en septembre 1982.
Afin de déterrer ses souvenirs enfouis, il décide de partir
à la recherche de ses anciens compagnons
d’armes. Il parvient à réunir neuf témoignages. Toutefois, il ne souhaite pas les
présenter tels quels, racontés par une personne assise face à la caméra, comme
dans un documentaire classique.
Il a alors l’idée géniale de créer un documentaire
d’animation pour rendre les souvenirs vivants et présents aux spectateurs.
Le film se clôt sur des images d’archives filmées juste
après le massacre.
De quoi nous rappeler, si besoin était, que les événements
relatés n’avaient malheureusement rien de virtuels…
Mon avis : Une présentation très originale d’un pan de l’histoire dont on entend peu parler aujourd’hui. Des dessins impressionnants et une musique prodigieuse. Un documentaire spécial. Très spécial. A voir.
Extrait d’un entretien avec Ari Folman : « J’ai réalisé Valse avec Bachir du point de vue d’un soldat quelconque, et la conclusion est que la guerre est si incroyablement inutile ! Ca n’a rien à voir avec les films américains. Rien de glamour ou de glorieux. Juste des hommes très jeunes, n’allant nulle part, tirant sur des inconnus, se faisant tirer dessus par inconnus, qui rentrent chez eux et tentent d’oublier. Parfois ils y arrivent. La plupart du temps, ils n’y arrivent pas. »
Site officiel : http://www.valseavecbachir-lefilm.com/
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vendredi 6 juin 2008
Grace is gone, par le réalisateur J. C. Strouse
L'histoire : La famille Phillips est américaine. La mère est soldat. Elle est partie en Irak. Elle ne reviendra pas. Stanley, son époux, l'apprend un matin, alors qu'il se préparait pour aller travailler. Lorsque ses filles, de 8 et 12 ans, rentrent de l'école, il se sent incapable de leur annoncer la mort de leur maman. Il commence alors une fuite en avant. Au lieu de s'asseoir avec elles et de leur dire, il les emmène en Floride, voir le "Jardin enchanté". Durant ce périple, il exauce les désirs de ses filles tout en cherchant le bon moment pour leur parler. Mais y a-t-il vraiment un bon moment pour apprendre ce genre de nouvelles ?
Mon avis : Les trois personnages principaux sont le père et ses filles. J'ai particulièrement aimé Dawn, jouée par Gracie Bednarczyk. Elle est pleine de fraîcheur, s'émerveille de tout, sautille dans tous les sens, fait des roulades, saute sur les lits. Elle me rappelle un petit bout que j'ai bien connu... Sa grande soeur, Heidi (interprétée par Shélan O'Keefe), est plus grave. Elle est sérieuse et angoissée. C'est John Cusack qui joue le père. Tous les trois apportent leur petite note particulière au film. Selon moi, c'est un film qui mérite d'être vu, sans conteste. il ne sombre ni dans la sensiblerie, ni dans le patriotisme exacerbé, ni dans la critique violente et caricaturale de la guerre. Ce qu'il nous montre, ce n'est pas la guerre d'ailleurs. Bien qu'elle soit omniprésente, elle n'est qu'un arrière-fond. Ce que l'on découvre, c'est surtout trois membres d'une même famille, qui viennent de perdre le quatrième.
| John Cusack, Shélan O'Keefe et Gracie Bednarczyk | |
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vendredi 16 mai 2008
Scène extraite de "L'Etudiante" (sur le couple et l'amour)
Descriptif : Valentine (jouée par Sophie Marceau) passe son agrégation. Elle l'a préparée avec sérieux et abnégation durant 5 ans. Elle a été prise à l'écrit, reste à passer l'oral. Dans l'extrait, elle présente une leçon sur le thème "Amour et amour de soi, facteurs tragiques et comiques dans le Mysanthrope de Molière". Cette leçon l'amène à évoquer sa perception du couple et de l'amour.
Mon avis : Une réflexion intéressante sur les obstacles rencontrés dans le couple.
Morceaux choisis :
"Il est aussi difficile qu'au XVIIème siècle de concilier l'amour et l'épanouissement personnel."
"Mais s'ils acceptaient leurs défauts, s'ils parvenaient à sourire de leurs différences, ce serait la victoire de l'amour sur l'amour-propre. Seulement ces sacrifices ne sont dignes que d'un grand amour. Et comment reconnait-on un grand amour ? Le jour où l'on s'aperçoit que le seul être au monde qui peut vous consoler, c'est celui qui vous a fait mal. Alors on sait qu'on est un couple. (...) Assister à l'échec d'un grand amour, c'est terriblement triste. (...) Y a-t-il quelqu'un parmi vous qui aime assez l'être qu'il dit aimer pour préférer son bonheur au sien ? Pour le laisser vivre à son rythme ? Pour pleurer de ses déceptions, rire de ses joies ? Je terminerai avec ces mots d'Alfred de Musset : "Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels. Toutes les femmes sont perfides, vaniteuses, artificieuses, curieuses et dépravées. Mais s'il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de ces deux êtres si imparfaits et si affreux. [Extrait de On ne badine pas avec l'amour, pièce de théâtre]"
Source : vidéo mise en ligne sur Youtube par Lilivert



